4-5 juillet 2013 - Au carrefour du bilinguisme, de la psycholinguistique et de la phonétique

Au carrefour du bilinguisme, de la psycholinguistique et de la phonétique


Colloque organisé par l’EA 1569, équipe LAPS (Linguistique Anglaise Psycholinguistique), et coordonné par Nadine Herry-BénitTakeki KamiyamaAnne Tortel, avec le soutien d’Erwan PépiotÉlise Ryst, et d’Isabel Tejada Sanchez (Univ. Paris 8)
en l’honneur de Jean-Yves Dommergues

Jeudi 4 & vendredi 5 juillet 2013

 

 

2-3 octobre 2014 - De l’expérimental dans l’art / Concerning the experimental in art

Université du Maine - Laboratoire 3 L.AM (EA 4335)

Université Paris 8 - « Transferts critiques et dynamique des savoirs » (EA 1569)

 

De l’expérimental dans l’art
Concerning the experimental in art

 

« Réflexion lumineuse », Antoine Mestre et Maxime Corbeau
Les Grands Ateliers, Expérimentations étudiantes, Fête des Lumières 2013

 

Université du Maine (Le Mans) 2-3 octobre 2014

Programme / program

4 et 5 juillet 2013 - Au carrefour du bilinguisme, de la psycholinguistique et de la phonétique

Au carrefour du bilinguisme, de la psycholinguistique et de la phonétique


Colloque organisé par l’EA 1569, équipe LAPS (Linguistique Anglaise Psycholinguistique), et coordonné par Nadine Herry-Bénit, Takeki Kamiyama, Anne Tortel, avec le soutien d’Erwan Pépiot, Élise Ryst, et d’Isabel Tejada Sanchez (Univ. Paris 8)

en l’honneur de Jean-Yves Dommergues

Jeudi 4 & vendredi 5 juillet 2013

Les contributions à ces journées sont désormais disponibles en ligne.

 

Biographie de Jean-Yves Dommergues

Après avoir obtenu un doctorat de troisième cycle en psycholinguistique (thèse intitulée : « La double origine des erreurs de syntaxe dans l’emploi d’une langue étrangère ») à l’Univer­sité Paris 3 en 1973, sous la direction de Harlan L. Lane et de Jean Perrot, Jean-Yves Dommergues a mené des recherches dans plusieurs laboratoires de recherche : 
 
 
Il a obtenu un doctorat d’État en 1986 (thèse intitulée : « Le traitement des mots et des phrases : approche psycholinguistique ») à l’Université Paris 3, sous la direction de Jean Perrot (Jury : Ivan Fónagy, François Grosjean, René Gsell, Jean Perrot, Boris Rybak et Juan Segui).
 
Il a créé en 2004 l’équipe de recherche d’Université LAPS (Linguistique Anglaise Psycholinguistique) à l’Université Paris 8, qui a été intégrée en 2006 à l’EA 1569 (Transferts critiques et Dynamique des savoirs) de Paris 8.
 
Jusqu’ici, Jean-Yves Dommergues a dirigé 18 thèses et HDR, participé aux jurys d’une soixantaine de thèses et HDR et aux jurys de quelque 130 DEA ou M2.
 
 
 

23-25 novembre 2015 - Text/ures de l’objet livre : hybridation, transposition, transmédiation

COLLOQUE INTERNATIONAL

23, 24 ET 25 NOVEMBRE 2015

TEXT/URES DE L’OBJET LIVRE :

HYBRIDATION, TRANSPOSITION

TRANSMÉDIATION

ARCHIVES NATIONALES UNIVERSITÉ PARIS 8
ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DES ARTS DÉCORATIFS
ORGANISÉ PAR GWEN LE COR ET STÉPHANE VANDERHAEGHE
LABEX ARTS-H2H.FR

 

Retour sur l’événement :

 

 

 

 

 

13-15 octobre 2016 - Indépendance(S) 2016-1776

Colloque international - Indépendance(s) 2016-1776
13-15 Octobre 2016
musée d’art et d’histoire de Saint-Denis / Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis

 

Programme

Inscriptions en ligne sur https://www.weezevent.com/colloque-international-independances-2016-1776

Contact : independancep82016@gmail.com

 

Jeudi 13 octobre - musée d’art et d’histoire de Saint-Denis

Accès libre dans la limite des places disponibles

9h30  Accueil des participants

10h  Ouverture du colloque

10h30-12h45  L’indépendance : un héritage pour les arts
Présidence : Hélène Aji (Paris Ouest)

•  Marine Paquereau (Bourgogne) : « Héritage de l’Indépendance et identité américaine dans Independence Day de Richard Ford (1995) : de l’historique au banal, de l’indépendance à la fragmentation »
•  Claude Servian (Grenoble) : « L’héritage de l’indépendance dans le discours chorégraphique états-unien de la fin du XIXe au XXIe siècle »
•  Simele Soares Rodrigues (Lyon III) : « L’art abstrait américain : la reconnaissance d’une peinture indépendante ? »
•  Mathilde Schneider (Musée National Franco-Américain du Château de Blérancourt) : « Regard français sur le rôle des Amérindiens dans la Révolution et la guerre d’Indépendance américaines »

12h45-14h15 Déjeuner libre

14h30- 15h30 Conférence plénière : Jack Rakove (Stanford University) :

« An Old Question : What was Revolutionary about the American Revolution ? »

-  Présentation : Bertrand Van Ruymbeke (Paris 8/IUF) -  Discutant : Gérard Hugues (Aix-Marseille)

15h30-15h45 Pause

15h45-17h30  L’indépendance : une vision atlantique
Présidence : Marc Bélissa (Paris Ouest)

•  Roy Carpenter (Grenoble-Alpes) : « ‘For the establishment of liberty, for the preservation of our country’ : The Polish Constitution of May 3rd, 1791 as Declaration of Independence »
•  Syrine Fahrat (Paris 8) : « Révolutions dans l’espace atlantique : la Révolution américaine et la Révolution haïtienne : une approche comparative »
•  Nicola Cucchi (La Sapienza, Rome) : « Visions of Independence »

18h-19h30 Cocktail et visite exposition au Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis

Entre deux petits fours, « les mains libres » (de verres et d’assiettes !) et « les yeux fertiles », nous vous invitons à visiter de manière autonome la collection Paul Eluard. C’est aux 1er et 2e étages du Pavillon Louis XV, au-dessus de votre salle de conférence. Livres, estampes, photos et dessins vous révéleront l’engagement du poète et de ses amis artistes, notamment de Picasso, en faveur de la liberté de création et de l’indépendance des peuples et des individus. Pensez à ouvrir les tiroirs !

 

Vendredi 14 octobre - musée d’art et d’histoire de Saint-Denis

Accès libre dans la limite des places disponibles

9h30 Accueil des participants

9h45-10h45 Conférence plénière : Cécile Roudeau (Paris Diderot)

« Declaration Inc. : The Unfinished Business of Independence in American Letters »
-  Présentation : Audrey Fogels (Paris 8) -  Discutant : François Specq (ENS Lyon)

10h45-11h Pause

11h-12h30  : Constructions linguistiques, littéraires et philosophiques de l’indépendance
Présidence : Michel Imbert (Paris Diderot)

•  Lilli Parrott (Paris 8) : « Independency of Early American English ? »

•  Cécile Chartier (Evry-Val-d’Essonne) : « The New York Times and “John Bull’s Times” : New York’s cultural independence from London in newspapers, literary magazines and satirical illustrated papers in the 1850’s »

•  Stéphanie Carrez (Tours) : « Nathaniel Hawthorne, ou l’écriture sous contrainte de
l’indépendance américaine »

•  Pierre-Héli Monot (Göttingen) : « Independence, Indifference and Inference : Knowledge
Practices around 1850 »

12h30-13h30 Déjeuner sur place

13h30-15h  : L’indépendance et la Révolution américaine

Présidence : Susan Lachenicht (Bayreuth)
•  Sophie Jorrand (La Réunion) : « From the Radical Independence of the Freebooters’ Communities to Inter-dependence between Governorship and Piracy in the Atlantic World (end 17th-beginning 18th »
•  Trevor Burnard (Melbourne) : « Loyalism and Rebellion in Plantation Societies : The West Indies and the American Revolution »
•  Andrew O’Shaughnessy (Thomas Jefferson Foundation, Virginie) : « The British Empire and the Origins of the American Revolution »
•  Clément Thibaud (Nantes) : « La Déclaration de 1776 et les premières déclarations d’indépendance hispano-américaines (1811-1813) »

15h-15h15  Pause

15h15-16h45  : L’indépendance : contrat social et vision politique contemporaine
Présidence : Romain Huret (EHESS)

•  Juliette Tran-Manicki (Lyon 2) : « ‘Some Convenient tree will afford them a State House’ : Nature et politique dans la littérature révolutionnaire »
•  Frédéric Heurtebize (Paris Ouest) : « Du contrat en Amérique : la Déclaration d’Indépendance et les fondements du pacte social aux États-Unis »
•  Françoise Coste (Toulouse Jean Jaurès) : « Ronald Reagan : Quand la Révolution et le conservatisme ne font plus qu’un »
•  Alice Béja (Sciences-Po, Lille) : « Protest and Independence : The Quicksands of the American Creed »

19h30 Réception au Cercle France-Amériques, 9-11 avenue Franklin Roosevelt, 75008 Paris

Sur inscription préalable auprès des organisateurs du colloque

 

Samedi 15 octobre - Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis - Salle B106, bâtiment B1

Pour accéder à l’université, se munir du programme et d’une pièce d’identite

9h30 Accueil des participants

10h-11h Atelier 6 (1ère partie) : Freedom Seekers : Fugitives Slaves in North America (1)
Présidence : Élodie Peyrol-Kleiber (Poitiers)

• Anne-Claire Faucquez (Paris 8) : « Running Away in Seventeenth-Century New York : An Early Act of Resistance »

• Damian Pargas (Leiden) : « Beacons of Freedom : Spaces of Formal and Informal Freedom for Fugitive Slaves in North America, 1777-1860 »

11h-12h Atelier 6 (2ème partie)  : Freedom Seekers : Fugitives Slaves in North America (2)
Présidence : Claire Parfait (Paris 13)

•  Gordon Barker (Bishop’s University) : « Revisiting British Principle Talk : Fugitive Slave
and Free Black Expectations, and Racist Realities in Early Ontario »

•  Thomas Mareite (Leiden) : « Slave refugees and notions of independence, Texas, c.1830-c.1860 »

12h15-13h15 Déjeuner-buffet

13h30-15h45  : Indépendance et République des Lettres
Présidence : François-Joseph Ruggiu (Paris Sorbonne, CNRS)

•  Gilles Bancarel (Association G-T Raynal) : « Franklin et Raynal, du combat pour l’indépendance au symbole de la liberté »
•  Agnès Delahaye (Lyon 2) : « Independence and the colonial tradition : Jeremy Belknap and the historiography of New England »
•  Florence Borella-Petroff (Paris 8) : « “An unalienable right of talking nonsense” : l’écho de la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 dans la presse écossaise »
•  Iris de Rode (Paris 8) : « La bataille de Yorktown vue par deux acteurs français : F-J Chastellux et G-M Dumas à partir de sources inédites »

15h45-16h Clôture du colloque 

 

Comité d’organisation : Bertrand Van Ruymbeke (Paris 8/IUF), Audrey Fogels (Paris 8), Brigitte Félix (Paris 8), Hélène Aji (Paris Ouest), avec l’aide d’Anne-Marie Libério (doctorante, Paris 8)

Partenaires : Ce colloque bénéficie du soutien et des financements des partenaires ci-dessous. Il s’inscrit également dans le programme du pôle nord-est de l’Institut des Amériques.

 

10-11 juillet 2017 - Poets and Critics 2017

Le dix-huitième symposium du groupe de recherche Poets & Critics aura lieu 

 

 

lundi 10 et mardi 11 juillet 2017, 10h-17h

Université Paris 7, Bâtiment Olympe de Gouges, salle 830

 

 

autour de Ron Padgett, écrivain, poète, critique, traducteur,

associé à ce que l’on appelle « l’école de New York ».

 

 

Il est ouvert à tous les chercheurs et étudiants intéressés.

Merci de confirmer votre participation auprès d’un des organisateurs.

Informations disponibles sur le site www.poetscritics.org

 

 

 

Symposium organisé avec le soutien de :

 

  • l’Institut Universitaire de France,
  • du LISAA (EA 4120), Université Paris Est Marne-la-Vallée,
  • du LARCA, Laboratoire de recherches sur les cultures anglophones, U. Paris Diderot,
  • et de l’EA 1569 TransCrit, Université Paris 8,
  • et avec le soutien de la Poetry Foundation.

 

Pour information, Ron Padgett sera l’invité du festival littéraire de La Baule du mercredi 12 juillet au dimanche 16 juillet avec les auteurs et artistes américains Jim Dine, Laird Hunt et Eleni Sikelianos.

 

 

 

Poet, editor, and translator Ron Padgett was born in 1942 in Tulsa, Oklahoma. As a high-school student he founded the avant-garde literary journal The White Dove Review with his friends and fellow students Joe Brainard and Dick Gallup. Soliciting and publishing work from poets such as Allen Ginsberg and Robert Creeley, the magazine ran for five issues. Padgett moved to New York City in 1960 to attend Columbia College. Awarded a Fulbright in 1965, Padgett spent a year in Paris studying and translating French poetry. He eventually made his home in New York City’s East Village and became a vital part of the Second Generation New York School Poets, a group that included Ted Berrigan, Brainard, and others.

Padgett is the author of over 20 collections of poetry, including Great Balls of Fire (1969, reissued 1990) ; You Never Know (2001) ; How to Be Perfect (2007) ; How Long (2011), a finalist for the Pulitzer Prize ; and Collected Poems (2013), winner of the L.A. Times Book Prize. He has collaborated with the poet Ted Berrigan and the artists Jim Dine and George Schneeman. Of Padgett’s work, poet David Lehman wrote in Poetry : “The great legacy of French Surrealist and Dadaist writing makes itself felt in his poems.” Voice Literary Supplement contributor Karen Volkman, reviewing Padgett’s 1995 New and Selected Poems, commented : “This … is a fine sampling of a restless, hilarious, and haunting lyric intelligence, a ‘phony’ whose variable voices form a rare and raucous orchestration : the real thing.”

In addition to poetry, Padgett has published numerous collections of prose : Blood Work : Selected Prose (1993), Ted : A Personal Memoir of Ted Berrigan (1993), and The Straight Line : Writing on Poetry and Poets (2000). He has also translated work from the French by writers Blaise Cendrars and Guillaume Apollinaire.

Padgett has been a teacher, director of the Poetry Project at St. Mark’s Church, and publications director at the Teachers & Writers Collaborative. He is currently a Chancellor of the Academy of American Poets, and lives in New York City and Vermont.

 

 

Extensive bio at : www.poetscritics.org

8-9/11/2017. Colloque international. Unexpected Intersections : Translation Studies and Genetic Criticism

Université de Lisbonne (Portugal)

 

Programme colloque Unexpected Intersections : Translation Studies and Genetic Criticism

 

 

9-10/11/2017. Colloque international. Traduire l ’ autre pratiques interlinguistiques et écritures ethnographiques

Université de Bologne (Italie)

 

Programme à venir.

18-20/04/2017. Colloque international. La theoresis implicite. La langue et les langues dans la genèse du texte

Université de Pise (Italie)

 

Programme à venir

04-05/10/2018. Colloque. « Outils méthodologiques en anglais de spécialité »

4 et 5 octobre 2018

colloque

« Outils méthodologiques en anglais de spécialité »

 

 

les informations seront communiquées ultérieurement.

22-23/06/2018. Colloque international. Traductions et adaptations des classiques dans le théâtre anglophone contemporain

Appel à communications.

Colloque international.

Traductions et adaptations des classiques dans le théâtre anglophone contemporain

22-23 juin 2018

Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis

et

Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle

 

Organisateurs :

  • Isabelle Génin (Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle),
  • Marie Nadia Karsky (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis),
  • Bruno Poncharal (Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle)

 

  • EA 1569 TransCrit, EA 4398 PRISMES
  • TRACT, avec la participation de RADAC (radac.fr)

 

Appel à communication Traductions et adaptations des classiques dans le théâtre anglophone contemporain

 

 

Dernière mise à jour le 27/10/2017

22-23/11/2017. Colloque international. Le corps du traducteur

22 et 23 novembre 

Colloque international

Le corps du traducteur,

(Le Cube et Fondation des US),

organisation Vincent Broqua et MN Karsky

Programme colloque Le corps du traducteur

Penser librement en religion dans les pays anglophones / Thinking freely in religion in english-speaking countries - 14/15 mars 2019

Avec le soutien des laboratoires suivants / sponsored by : CREA (Paris Nanterre) ; Histoire et Dynamiques des Espaces Anglophones (Sorbonne Université) ; PHARE (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) ; TransCrit (Université Paris 8).

Lieu / Location : Salle du 6e, Maison des Sciences Économiques de l’Université Paris 1, 106 Bd de l’Hôpital, Paris 13e

Conférenciers pléniers / Keynote speakers : Kirsten Fischer (University of Minnesota) & Nicolas Slee (The Queen’s Foundation, Birmingham).

Date limite d’envoi des propositions (500 mots ainsi qu’un CV) / deadline for submissions (500 words + CV) : 30/09/2018.

Propositions à envoyer à / Please send proposals to nathalie.caron [at] paris-sorbonne.fr & remy.bethmont [at] univ-paris8.fr


 

APPEL A COMMUNICATIONS / CALL FOR PAPERS 

scroll down for English

 

Dans Discourse of freethinking, occasion’d by the rise and growth of a sect call’d Free-Thinkers publié en 1713, l’Anglais Anthony Collins défendait le droit de penser librement (« the right to think freely ») qui seul, affirmait-il, permettait de connaître la vérité. Collins remettait par ailleurs en question le caractère probant des prophéties, qui, selon lui, ne fournissaient pas la preuve que Jésus était le Messie. Réagissant à la publication, le théologien anglican Benjamin Ibbot déclara : « Mais l’intention de la plûpart de ceux qui se prévalent de la liberté de penser, ne laisse pas d’être suspecte. Au lieu d’examiner toutes choses pour retenir ce qui est bon, il paroît que leur vûe est de penser librement, ou pour ne rien croire, ou pour s’acquérir le droit de vivre avec licence » (Benjamin Ibbot, La vraie idée de l’usage que l’on doit faire du jugement particulier ; ou de la liberté de penser, 1713). La réaction du théologien est emblématique d’un état d’esprit : en Grande-Bretagne au tout début du XVIIIe siècle, alors que se développait ce qui était déjà appelé depuis la fin du siècle précédent « la libre pensée », c’est sous le régime du soupçon qu’était placée la tentative de penser librement en religion, comme s’il ne pouvait jamais s’agir que d’une stratégie de dissimulation de cette forme de libertinage intellectuel que serait l’athéisme, ou du libertinage tout court.

On retrouve la corrélation entre libre pensée et sexualité dans la plupart des attaques contre les grands « infidèles » : ainsi de Thomas Paine, l’auteur de The Age of Reason, dont ses détracteurs disaient qu’il était impuissant, ou encore de la libre penseuse féministe Frances Wright, Écossaise devenue citoyenne américaine, fondatrice avec Robert Dale Owen du magazine The Free Enquirer, que l’on appelait la « grande prostituée rousse ».

Il est remarquable que l’expression « libre pensée » se passe de précision : la libre pensée s’énonce comme étant d’emblée une pensée à l’égard de la religion, et plus précisément contre la religion, voire à l’écart de la religion. Il est tout aussi remarquable que l’expression sous-entende une absence de liberté au sein des religions instituées. La liberté de penser, toutefois, ne s’exerce pas uniquement au sujet des dogmes et du clergé, ou contre eux. Elle n’implique pas toujours l’anticléricalisme. Les institutions elles-mêmes fabriquent en leur sein, avec plus ou moins de libéralité, des espaces de liberté pour l’expression de la pensée religieuse. Ce fut le cas de l’Église médiévale, qui, loin de n’avoir produit que soumission religieuse comme le voudrait sa légende noire, a créé les conditions de l’individualisation comme de l’apparition de formes originales de vie spirituelle. Ou encore de la Réforme qui a introduit le concept de libre examen. Penser librement en religion ne consisterait donc pas seulement à penser contre la religion ou en dehors de la religion, mais aussi à penser avec la religion.

Car les traditions religieuses et leurs textes fondateurs fournissent aux croyants des ressources intellectuelles parfois insoupçonnées qui permettent aux fidèles d’introduire du jeu dans la structure religieuse et de mettre ainsi en mouvement leurs catégories. Cela conduit à penser autrement le rapport au religieux ou au divin, mais aussi à poser un ensemble de questions politiques et sociales qui, sinon, demeurent impensables. Deux exemples de ce processus sont la théologie queer qui a fait son apparition de manière plus ou moins significative au sein des monothéismes, et les féminismes chrétiens, juifs et islamiques qui reposent sur une lecture non patriarcale des textes sacrés et plus généralement de la tradition religieuse.

L’objet du colloque sera de réfléchir à une inversion de la charge du soupçon et de sortir du binarisme dans lequel le débat sur la « libre pensée » a trop souvent été enfermé, afin de porter un regard nuancé sur une réalité plus complexe que ce qu’en donnent à croire les raccourcis polémiques. La notion de « liberté » sera interrogée dans ses fondements théologiques et ecclésiaux. Liberté de penser en religion et liberté religieuse seront distinguées, comme le seront, d’une part, libre pensée et pensée religieuse libre et, d’autre part, liberté de conscience et liberté de dire ce que l’on pense.

Comment le « penseur libre » pense-t-il en religion ? Que revendique-t-on ou manifeste-t-on, à différentes époques et dans différents contextes, quand on affirme vouloir « penser librement » de l’intérieur d’une tradition religieuse ? Comment se dit, et se vit, ce qui est alors pensé ? La liberté de penser en religion – celle même qui peut mener à l’hérésie, à l’impiété, au blasphème – n’est-elle pas la condition sine qua non de la survie et de l’expansion d’une tradition religieuse ? Liberté de penser et sécularisation ont-elles un lien de cause à effet ?

On pourra mobiliser la sémantique pour se demander ce qui différencie « free thought », écrit aussi « freethought », « free enquiry », hétérodoxie, dissidence, ou encore doute et scepticisme. On pourra également poser des questions d’ordre linguistique. Ainsi, si l’on constate que la place obligée de l’adjectif devant le nom en anglais n’autorise pas la précision que permet le français, qui démêle sans les opposer libre pensée et pensée libre, on peut considérer que l’absence de neutre en français est un obstacle à la possibilité de penser le divin de façon non genrée. En d’autres termes, pense-t-on plus librement en religion en anglais ou en français ? On cherchera in fine à établir s’il est possible d’identifier une, voire plusieurs, tradition(s) anglophone(s), de libre pensée ou de pensée libre.

 

CALL FOR PAPERS

In his Discourse of free-thinking, occasion’d by the rise and growth of a sect call’d Free-Thinkers (1713), Anthony Collins vindicated the “right to think freely,” which, he argued, was the only way to discover truth. Collins went on to challenge the view that the prophecies provided compelling evidence that Christ was the Messiah. In response to such claims, the Anglican theologian Benjamin Ibbot took to the pulpit to launch a counterattack : “This is what there are great pretences to at present, under the Name of Free-Thinking ; which, if taken in a right sense, has nothing in it but what is commendable, and tends to promote the Interest of true Religion ; but in the sense wherein it seems of late to have been taken, … it is of a very pernicious Consequence, destructive not only of Reveal’d, but of all true Religion, and undermining the Foundations of all Certainty, and opening a door to Libertinism and ScepticismAtheism and Infidelity” (The True Notion of the Exercise of Private Judgment, or Free-Thinking, 1713). Ibbot’s strictures reveal the prevailing state of mind of his time. In early 18th century Britain, as “free thinking” was gaining ground, the attempt to think freely in religion was considered suspicious, possibly a devious strategy to smuggle in atheism (itself a form of intellectual libertinism), or even libertinism tout court, under the guise of a new form of intellectual freedom.

The correlation between freethought and sexuality can be found in most attacks on prominent “infidels.” Accusations of sexual impotence were levelled at Thomas Paine, the author of The Age of Reason, and Frances Wright, the Scottish feminist freethinker who became a United States citizen and co-edited The Free Enquirer with Robert Dale Owen, was called “the great red harlot” by her detractors.

It is of note that the term “freethought” should be seen as self-explanatory, referring to some form of thought about, against, outside of religion even without any explicit mention of religion. It is hardly less remarkable that the term should imply an absence or lack of freedom within religious institutions. Freedom of thought is not, however, necessarily exercised about or against religious dogmas and clerical institutions, nor does it always presuppose anticlericalism. With more or less liberalism, the religious institutions themselves create spaces of freedom for the expression of religious thought. That was the case of the Medieval Church, which actually did not generate submission to religious authorities only, as the black legend has it, but also produced the conditions for the rise of the individual and the subsequent emergence of new forms of spiritual experiences. Later, the Protestant Reformation introduced the concept of free enquiry. Thinking freely in religion includes thinking not only against or without, but also within religion.

Religious traditions and their foundational texts provide believers with significant, though often unacknowledged, intellectual resources. They enable the faithful to introduce some creative spaces into religious structures and some fluidity into fixed religious categories. This leads to different ways of relating to religion and the divine, as well as addressing political and social issues which would otherwise remain untouched by the religious imagination. The process can be exemplified by the development of queer theology, whose presence can be felt in various degrees in the three monotheistic religions, or by Christian, Jewish and Muslim feminisms with their non-patriarchal approaches to the sacred texts and religious traditions.

Moving away from a narrow understanding of the “freedom to think” as the mere inverted mirror of religion, we welcome papers on the constructive contributions of free religious thought to religion per se, as well as papers which discuss the theological and ecclesiastical foundations of the notions of liberty and freedom. We encourage participants to distinguish between thinking freely in religion and religious freedom, on the one hand, and free religious thinking and freethought, on the other.

How does the “free” thinker think in religion ? What does one claim or proclaim at various times and in various contexts when one professes the desire to think “freely” from within a religious tradition ? How can one express and experience what is then being thought ? Is not the freedom to think in religion—that very freedom that can lead to heresy, impiety, or blasphemy—the sine qua non of the survival and expansion of a religious tradition ? Is there a causal relationship between freedom of thought and secularization ?

Semantic variations may also be explored. What is the possible difference in meaning and scope between “free thought” (or “freethought”), “free enquiry”, heterodoxy, dissent, or even skepticism and doubt ? How enlightening can linguistic specificities be in the matter ? For example, the English word order does not allow the subtle distinction between “libre pensée” and “pensée libre” readily available to French speakers. Conversely, the lack of a neutral grammatical gender in French may preclude any attempt to theorize the deity and the divine in gender-neutral terms. Does it mean that one can think “more freely” in English (or in French) in religious matters ? We will seek to establish and/or question the existence of one—or more—idiosyncratic English-speaking traditions of free thought.

Penser librement en religion/Thinking Freely in Religion 14 > 15 MARS 2019

THURSDAY, MARCH 14, 2019

Venue : Maison des sciences économiques, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 106, boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris 

9:00 am Refreshments Opening of the conference and words of welcome

9:30 am Chairs : Clotilde Prunier (Paris Nanterre) et Cyril Selzner (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Pierre Le Duff (Université de Strasbourg)
“For thee, Oh God, to know, and thee to feare” : George Wither’s A Collection of Emblemes (1635) and Religious Independence.

Nicolas Correard (Université de Nantes) Religion and Irreligion in English Dialogues of the Dead : Polemics on Free-Thinking in a Literary Genre.

10:50 am Refreshment break

11:10 am Diego Lucci (American University in Bulgaria)
Freedom of Conscience and Religious Toleration in the Socinians and in Locke.

11:50 am Luncheon (in the same building) (1:00-2:00pm – Culture et religion dans les pays anglophones business meeting)

2:00 pm Chair : Nathalie Caron (Sorbonne Université)

Kirsten Fischer (University of Minnesota)
Rethinking Religious Freethought in the Early United States.

3:00 pm Refreshment break

3:15 pm Chair : Bertrand Van Ruymbeke (Paris 8)

Linford Fisher (Brown University)
Was Roger Williams a Free Thinker ?

Irina Khruleva (Moscow State University)
Charles Chauncy and the Shaping of a Free-Thinking Tradition in British North America.

Michal Warchala (Pedagogical University of Cracow)
Thinking Beyond Religion ? Romanticism and (Post)Christianity.

5:15 pm Concluding remarks

8:00pm Dinner at restaurant Marty 20 Avenue des Gobelins, 75005 Paris 


 

FRIDAY, MARCH 15, 2019

Venue : Maison des sciences économiques, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 106, boulevard de l’Hôpital, 75013 Paris 

9:00 am Refreshments

9:30 am Chair : Pierre Lurbe (Sorbonne Université)

Auréliane Narvaez (Paris 1-Panthéon Sorbonne)
“My friends, Thomas Paine, though dead, yet speaketh” : Resurgences and Reincarnations of Deistic Freethought in the American Spiritualist Movement (1848-1887).

Jean-Louis Marin-Lamellet (Université Savoie Mont Blanc)
“They raised nothing at all in Kansas except the age of consent” : Thinking Freely in Religion and Age of Consent Controversies within American Freethought Circles in the 1890s.

10:50 am Refreshment break

11:10 am Jean-Michel Yvard (Université d’Angers)
From Freethought to Secularism : G. J. Holyoake and the London Secular Society.

11:50 am Luncheon (in the same building)

2:00 pm Chair : Rémy Bethmont (Paris 8)

Karima Djennane (Sorbonne Université)
Libre de penser et d’interpréter le Coran au féminin.

Suzanne Bray (Université catholique de Lille)
Freedom from ‘Pre-Digested Opinions’ and ‘Categorical Conclusions,’ Freedom to ‘Think Critically and Explore’ : Post-Evangelicals and the Anglican Church.

3:20 pm Refreshment break

3:40 pm Chair : Françoise Deconinck-Brossard (Paris Nanterre)

Blandine Chélini-Pont (Université Aix Marseille) et Frédéric Dorel (École Centrale de Nantes 1)
Penser à la marge : ‘la liberté d’esprit’ des grands Jésuites américains du XXe siècle et leur influence sur le processus de reformulation doctrinale de l’Eglise catholique.

Hans Le Grand (Vrije Universiteit Amsterdam)
Gordon Kaufman and the Theology of the Religious Seeker.

5:00 pm Concluding remarks

 

 

Appel à contribution — « Les genres en anglais de spécialité : définitions, méthodologies d’analyse et retombées pédagogiques »

« Les genres en anglais de spécialité :
définitions, méthodologies d’analyse et retombées pédagogiques »

Appel à contributions / Call for papers (scroll down for English version)
Colloque international, 5 et 6 décembre 2019, Université Paris 8

L ́analyse de genre est un sujet clé en anglais de spécialité. Elle trouve son origine dans la linguistique systémique fonctionnelle de Michael Halliday (1985) ainsi que dans les travaux de John Swales (1990) qui l ́a adaptée à la langue de spécialité. Selon Del Hymes (1962), un genre est un « événement de communication » (« communicative event ») qui peut être reconnu grâce à des traits caractéristiques. Une fonction particulière (scientifique, technique, idéologique, officielle, ...) et des conditions spécifiques caractéristiques d ́un échange verbal donnent naissance à un type de production verbale relativement stable d ́un point de vue thématique, compositionnel et stylistique, qui est facilement reconnu par les hommes qui le lisent : article de journal, interview ou biographie (Mikhaïl Bakhtine 1984 : 285) par exemple. Pour J. Swales (1990 : 46), tous les textes appartenant à un même genre ont les mêmes buts communicatifs et des stratégies semblables en ce qui concerne la structure et les choix lexicaux et grammaticaux. Divers auteurs adoptent une perspective ethnographique : Vijay Bhatia (1993 : 13) et Jean-Paul Bronckart (1996 : 111) soutiennent que chaque genre est lié à une communauté précise qui l ́a créé et qui a défini la façon dont il devait être organisé.

Les chercheurs essaient maintenant de décrire ce que J. Swales (2009 : 6) désigne par « genres cachés » (« occluded genres ») : « those that are hidden and out of sight to all but a privileged and expert few ». Jean-Michel Adam a beaucoup travaillé sur la définition des types de textes et insiste sur l ́importance d ́analyser les genres spécifiques et les sous-genres (2001 : 19). John Flowerdew & Alina Wan (2006) décrivent les caractéristiques des lettres de calcul d ́impôt (tax computation letters) ; Anne Magnet et Didier Carnet (2006) ont fait de même pour les lettres aux éditeurs.

Ce colloque se propose de s’intéresser aux genres spécialisés. Il s’agira d’une part de se reposer la
question de leur définition en s’attachant à leur degré de spécialisation ainsi qu’aux méthodologies
d’analyse, et d’autre part d’étudier les retombées didactiques. Comment caractériser les genres cachés (occluded genres) ? Quels genres sont spécialisés et quelle méthode peut-on utiliser pour les analyser ? Peut-on utiliser ces recherches dans des cours destinés à des spécialistes d’autres disciplines ? Dans quelle mesure, la formation des futurs ingénieurs par exemple serait enrichie par l’étude de la rédaction de textes procéduraux en anglais, un type de document qu’ils auront certainement à lire ou à rédiger dans leur vie professionnelle ? On peut également penser à l’importance des articles scientifiques ou des conférences scientifiques ou aux autres types de textes liés aux différents domaines spécialisés (économie, droit, art, journalisme, médecine,...) dont l’étude par les apprenants serait un atout certain pour leur carrière. Il est possible d’étendre le champ de recherche à la Fiction à Substrat Professionnel (FASP), qu’elle soit écrite ou visuelle, et à ses retombées pédagogiques.

Modalités de soumission :

Les propositions de communication sont à adresser en anglais ou en français conjointement à

pour le 20 septembre 2019. Elles comporteront un résumé d’environ 300 mots, un titre, une notice biographique et les coordonnées des intervenants.

Comité d’organisation :

Margaux Coutherut, Université Paris 8, TransCrit : margaux.coutherut@univ-paris8.fr
Gwen Le Cor, Université Paris 8, TransCrit : gwen.le-cor@univ-paris8.fr

Bibliographie 

ADAM, J.-M. (2001) Types de textes ou genres de discours ? Comment classer les textes qui disent
de et comment faire ? Langages. Volume 35. N° 141. 10-27.

BAKHTINE, M. (1984) Esthétique de la création verbale. Paris : Gallimard.

BHATIA, V. (1993) Analysing Genre : Language Use in Professional Settings. Londres : Longman.

BRONCKART, J. P. (1996) Activité langagière : textes et discours. Pour un interactionnisme socio-discursif. Paris : Delachaux et Niestlé.

FLOWERDEW, J. & WAN, A. (2006) Genre Analysis of Tax Computation Letters : How and why Tax Accountant Write the Way they Do. English for Specific Purposes. Volume 25. 133-153.

HALLIDAY, M. A. K. (1985) An Introduction to Functional Grammar. Londres : Arnold.

HYMES, D. (1962) The Ethnography of Speaking. Dans GLADWIN, T. & STURTEVANT, W.C.
(eds.) Anthropology and Human Behavior. Washington : The Anthropological Society of Washington.
13-53.

MAGNET, A. & CARNET, D. (2006) Letters to the Editor : Still Vigorous after all these Years ? A
Presentation of the Discursive and Linguistic Features of the Genre. English for Specific Purposes.
Volume 25. 173-199.

SWALES, J. (1990) Genre Analysis. English in Academic and Research Settings. Cambridge :
Cambridge University Press.

SWALES, J. (2009) World of genre – metaphors of genre. Dans BAZERMAN, C., BONINI A. &

FIGUEIREDO, D. (eds.) Genre in a Changing World. Fort Collins, CO : WAC Clearinghouse and
Parlor Press. 3-16.


 

« Genres in English for Specific Purposes :
definitions, methodologies of analysis and pedagogical interests »

International Symposium, 5-6 December 2019, Paris 8 University

Genre analysis is a key issue in English for Specific Purposes. It originated in systemic functional
linguistics, initiated by Michael Halliday (1985) and in John Swales’ work (1990), who adapted it to
Language for Specific Purposes. For Dell Hymes (1962), a genre is a "communicative event" which can be recognised thanks to characteristic features. A specific function (scientific, technical, ideological, official, ...) and specific conditions that are characteristic of a verbal exchange give birth to a verbal production that is relatively stable from a thematic, compositional and stylistic point of view and that is easily recognised by those who read it : newspaper articles, interviews or biographies (Mikhaïl Bakhtine 1984 : 285) for example. For J. Swales (1990 : 46), all the texts that belong to the same genre have the same communicative goals and have similar strategies concerning both their overall structure and the lexical and grammatical choices that were made. Various authors adopt an ethnographic perspective : for both Vijay Bhatia (1993 : 13) and Jean-Paul Bronckart (1996 : 111), genres are linked to the community that created them and defined the way they are organised.

Researchers are now trying to describe what J. Swales (2009 : 6) calls "occluded genres" : "those that are hidden and out of sight to all but a privileged and expert few". Jean-Michel Adam worked on the definition of text types and insists on the importance of analysing specific genres and subgenres (2001 : 19). John Flowerdew & Alina Wan (2006) characterized tax computation letters ; Anne Magnet & Didier Carnet (2006) did the same for letters to the editor.

This symposium invites papers on specialized genres, focusing on their definition and degree of specialization, as well as on methodologies of analysis, or on their potential didactic impact. How can we characterize “occluded genres” ? Which genres are specialized and what method can we use to analyse them ? Can we use this research in the classroom ? How might the training of future engineers, for example, be improved by the study of how procedural texts are written (a type of document that they will certainly have to read or write in their professional life) ? We can also think about the importance of scientific articles or conferences or other types of texts linked to diverse specialized domains (Economics, Law, Arts, Journalism, Medicine, ...) whose study by learners would surely be an asset for their career. We also welcome papers on FASP (Fiction à Substrat Professionnel), in its written or visual form, as well as on its pedagogical value.

Submission Guidelines :

Please submit your 300 word abstract for September 20th 2019. Proposals should be addressed
to both

and should include a title, as well as biographies and contact information.

Organisation Committee :

Margaux Coutherut, Université Paris 8, TransCrit : margaux.coutherut@univ-paris8.fr
Gwen Le Cor, Université Paris 8, TransCrit : gwen.le-cor@univ-paris8.fr

Bibliography

ADAM, J.-M. (2001) Types de textes ou genres de discours ? Comment classer les textes qui disent
de et comment faire ? Langages. Volume 35. N° 141. 10-27.

BAKHTINE, M. (1984) Esthétique de la création verbale. Paris : Gallimard.

BHATIA, V. (1993) Analysing Genre : Language Use in Professional Settings. Londres : Longman.

BRONCKART, J. P. (1996) Activité langagière : textes et discours. Pour un interactionnisme socio-discursif. Paris : Delachaux et Niestlé.

FLOWERDEW, J. & WAN, A. (2006) Genre Analysis of Tax Computation Letters : How and why Tax Accountant Write the Way they Do. English for Specific Purposes. Volume 25. 133-153.

HALLIDAY, M. A. K. (1985) An Introduction to Functional Grammar. Londres : Arnold.

HYMES, D. (1962) The Ethnography of Speaking. Dans GLADWIN, T. & STURTEVANT, W.C.
(eds.) Anthropology and Human Behavior. Washington : The Anthropological Society of Washington.13-53.

MAGNET, A. & CARNET, D. (2006) Letters to the Editor : Still Vigorous after all these Years ? A Presentation of the Discursive and Linguistic Features of the Genre. English for Specific Purposes. Volume 25. 173-199.

SWALES, J. (1990) Genre Analysis. English in Academic and Research Settings. Cambridge : Cambridge University Press.

SWALES, J. (2009) World of genre – metaphors of genre. Dans BAZERMAN, C., BONINI A. &

FIGUEIREDO, D. (eds.) Genre in a Changing World. Fort Collins, CO : WAC Clearinghouse and
Parlor Press. 3-16.