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    Séminaire Diversité des langues et poétique de l’histoire – #5
     
    Généalogies du mondial
     (2014-2018)
     


    en association avec : EA 1569 - Transferts critiques et dynamiques de savoirs ; Axe "La fabrique du contemporain" (resp. Lionel Ruffel, EA 7322, Littérature, Histoire, Esthétiques, Université Paris 8) ; et le Columbia Global Center in Paris.


    Comité scientifique : Maria-Benedita Basto, Jaine Chemmachery, Claire Joubert, Stavroula Katsiki, Hélène Quiniou, Lionel Ruffel, Clemens Zobel.

    Lieu : Columbia Global Center, Reid Hall, 4 rue de Chevreuse, 75 006 Paris.

     

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    Calendrier 2016-2017

     
    Le programme complet est encore en préparation, et sera publié ici prochainement. Les premiers rendez-vous de l’année sont : 
     
    • vendredi 7 octobre 2016, 18h-21h, Columbia Global Center, Reid Hall, 4 rue de Chevreuse, 75 006 Paris, salle 314 : séance de rentrée du séminaire. Table ronde présentant les travaux et questions en cours, et en particulier présentation et retour par Clemens Zobel (Université Paris 8) de la Journée d’étude "L’autonomie politique des réfugié.e.s/migrant.e.s" qu’il a co-organisée à l’université Paris 8 en mars 2016.

     

    • samedi 5 novembre 2016, 9h30-18h, Université Paris Ouest Nanterre : 

    Journée séminaire du programme transdisciplinaire "Du cololonial au mondial : littératures et études littéraires à l’épreuve" :

    Nouvelles perspectives, nouveaux chantiers

     organisée dans le cadre du Projet UPL, par Silvia Contarini, Claire Joubert et Jean-Marc Moura, des EA 369 (Etudes Romanes), EA 1586 (Centre des sciences de la littérature française) de l’Université de Paris Ouest Nanterre, et EA 1569 (Transferts critiques et dynamique des savoirs - Poétique de l’étranger) de l’Université Paris 8.

     Programme des interventions, salle et informations pratiques seront confirmées prochainement.

     

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    Argumentaire général

     
    Le dernier cycle du séminaire « Diversité des langues et poétique de l’histoire » était consacré à la mise en comparaison des pensées de la postcolonialité, à partir d’une relecture des Postcolonial Studies, et par la confrontation, théorique et idéologique, du « postcolonial » à la dimension du trans-colonial. L’histoire du colonialisme moderne était réinterrogée par celle des rapports traversiers entre systèmes coloniaux européens
    concurrents, et l’histoire conceptuelle des tropes de la domination épistémique était reproblématisée par l’écoute du dissensus entre ses traditions discursives singulières dans les langues européennes vectrices de colonisation. L’amorce critique était donnée à l’interface historiquement délicate entre anglophonie et francophonie, en faisant de la réception problématique des Postcolonial Studies en France le point de départ de la réflexion[1]. L’enjeu était donc aussi de savoir ce qui se joue, scientifiquement et politiquement, dans cet accroc à la bonne « circulation internationale des idées », et dans tous les malentendus qui jalonnent le passage entre les langues – qu’ils agissent comme censure ou comme transcréation conceptuelle.
     
    Dans le sillage des thématiques précédentes (le comparatisme littéraire, la traduction et les traductologies, l’idéologème « société de la connaissance » et la relation philologique entre vocabulaire et institution), le cycle 2014-2018 poursuit ce travail de critique comparatiste des pensées du rapport de différence culturelle, en prenant cette fois pour objet les concepts du mondial. Ce sont les situations d’énonciation de ces concepts dans les disciplines et dans les langues qui nous intéresseront, en tant qu’elles sont déterminées dans l’interaction critique avec l’ordre de la Mondialisation : en tant qu’elles dessinent, par là, les contours d’un nouvel état du rapport entre savoir et pouvoir.
     
    Dans leur analyse généalogique des configurations contemporaines du pouvoir, les Postcolonial Studies ont construit depuis le début des années 1980 des outils qui ont rapidement démontré leur capacité à penser aussi les dimensions discursives des processus de mondialisation. Leur impact théorique s’inscrit progressivement sur l’ensemble des sciences humaines et sociales anglophones au cours des décennies où l’euphorie des décolonisations a déjà tourné en désarroi postcolonial, et se double du retour en force du libéralisme. Et dès le milieu des années 1990, elles commencent à exercer leur sensibilité aux conditions d’énonciation du savoir pour capter les premiers assemblages d’une nouvelle idéologie cognitive et géoculturelle, mais aussi pour reconnaître les continuités entre les phases du capitalisme colonialiste et la mutation « postindustrielle » du système économique mondial, dans ses poussées transnationales inédites.
     
    Cette finesse analytique, puisée dans l’attention aux stratégies énonciatives des œuvres littéraires et à la poétique du discours, constitue un acquis indispensable pour travailler à articuler les effets hégémoniques actuels de la Mondialisation – contre les tentations de globalisation conceptuelle, y compris dans l’effort critique lui-même. Avec cette attention aux inscriptions matérielles du pouvoir dans le discours, il s’agit d’identifier des points critiques où les savoirs sur le mondial se nouent actuellement à la mondialisation des savoirs, c’est-à-dire où se négocient âprement de nouvelles distributions de l’équilibre hégémonique ; en particulier dans la mise en concurrence du scientifique avec « l’information » et « la connaissance », nouveaux modèles du travail intellectuel.
     
    En partant cette fois d’une lecture des discours qui se sont mis en réseau discursif mobile sous l’appellation lâche de Global Studies, le séminaire veut mettre en regard les propositions des disciplines qui construisent ou reconstruisent actuellement des concepts du mondial avec leurs conditions discursives dans l’université en cours de mondialisation ; c’est-à-dire aussi sur l’horizon, géopolitiquement et linguistiquement différencié, de la société de la connaissance. Il cherchera à comprendre, par l’étude des termes dans lesquels continue à se faire le « tournant mondial » dans les études postcoloniales, et dans des pans entiers des sciences de la culture (économie et politologie, relations internationales, géographie humaine, anthropologie et sociologie, histoire mondiale et histoire connectée, world literature, et les multiples traverses disciplinaires et traveling theories essayées pour saisir le transnational), ce qui fait le caractère inédit des sciences de la Mondialisation : des sciences qui, au moment où elles se reconfigurent pour penser la Mondialisation, se trouvent aussi pensées par elle. 
     
    Les étapes du séminaire chercheront à explorer les différents plans de la différenciation (analytique) des mondialisations, de l’invention (poétique) de mondialités, et des projections (politiques et activistes) de contre-mondialités, qui constituent ensemble l’espace critique de ces luttes énonciatives. Ici, les moyens critiques qui sont fournis par les frayages littéraires et par le jeu de la différence des langues seront remis à l’épreuve. Car si les processus de mondialisation contemporains exigent de repenser fondamentalement les modèles théoriques du rapport entre culture et politique, libéraux comme marxistes, qui sont pris en défaut par les désarticulations de l’Etat-nation et les captations capitalistes du culturel, il faudra descendre généalogiquement jusqu’à la radicalité de l’historicité du discours : au vif de la transaction matérielle entre sens et organisation sociale, où se renouent à chaque instant les modalités spécifiques des différentiels de pouvoir.
     
    Pour continuer à théoriser la culturalité du pouvoir, on pourra donc commencer en introduisant le simple coin de la différence des langues, en posant aux Global Studies la question de tout ce qui se glisse d’enjeux critiques par exemple dans la distinction, mise en relief en français, entre mondial et global.
     
     
    Repères bibliographiques : 
     

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    [1] Le volume Le Postcolonial comparé : anglophonie, francophonie (sous la direction de C. Joubert) est paru aux Presses Universitaires de Vincennes, juin 2014.
     
     
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    ARCHIVES
     

    Calendrier 2015-2016

     
    • vendredi 25 septembre 2015, 9h30-18h, Université Paris Ouest Nanterre, salle Paul Ricoeur (B 016)

     Journée séminaire "Du cololonial au mondial : littératures et études littéraires à l’épreuve"

     organisée dans le cadre du Projet UPL, par Silvia Contarini, Claire Joubert et Jean-Marc Moura, des EA 369 (Etudes Romanes), EA 1586 (Centre des sciences de la littérature française) de l’Université de Paris Ouest Nanterre, et EA 1569 (Transferts critiques et dynamique des savoirs - Poétique de l’étranger) de l’Université Paris 8.

     programme des interventions et informations pratiques :

     

    • vendredi 6 novembre 2015, 18h-21h, Reid Hall : première séance du séminaire 2015-2016, présentée par Stavroula Katsiki : Julie ABBOU (docteur en sciences du langage, ATER au Centre de Recherche sur les Migrations, Université de Lorraine) - Femmes étrangères, colons intérieurs : sur quelques discours de l’empire colonisé à Hong Kong, et Perrine LACHENAL (docteur en anthropologie, Laboratoire IDEMEC, Université Aix-Marseille et CEDEJ (Le Caire) - Faire de la self-défense féminine au Caire (2011-2012) : techniques et répertoires de l’insécurité.
    • vendredi 15 janvier 2016, 18h-21h, Columbia Global Center, Reid Hall, 4 rue de Chevreuse, 75 006 Paris, salle des conférences :

    Séance du programme UPL "Du colonial au mondial : littératures et études littéraires nationales à l’épreuve"

    conférence de Francisco NOA (Universidade Lurio, Moçambique) : Literary Coloniality, Nationality and Transnationality : The Case of Mozambique

    La conférence sera suivie d’une table ronde animée par Maria Benedita Basto (Université Paris Sorbonne) et Graça Dos Santos (Université Paris Ouest Nanterrre). Langues : francais, anglais, portugais.

    Conférence organisée dans le cadre du Projet UPL, par Silvia Contarini, Claire Joubert et Jean-Marc Moura, des EA 369 (Études romanes) et EA 1586 (Centre des sciences de la littérature française) de l’Université Paris Ouest Nanterre et EA 1569 (Transferts critiques et dynamique des savoirs, domaine anglophone - Poétique de l’étranger) de l’Université Paris 8, en collaboration avec l’IUF et le Columbia Global Center. 

     

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    Calendrier 2014-2015
     
    Nous mènerons en parallèle une série de journées d’étude interdisciplinaires, à un rythme semestriel, et un séminaire plus régulier et plus informel, exploratoire. A partir du printemps 2015, les séances auront lieu au Columbia Global Center, Reid Hall, 4 rue de Chevreuse, 75 006 Paris. Pour l’année 2014-2015 :
    • vendredi 21 novembre, 18h-21h, Université Paris 8, bâtiment D, salle D 010 : Clemens Zobel, anthropologue, (LabTop, Université Paris 8) - Partager ou partitionner ? Le mondial anthropologique entre race, culture et capitalisme.
    • vendredi 19 décembre, 18h-21h, Université Paris 8, bâtiment D, salle D 010 : Thomas Hippler, historien (IEP Lyon) - Réflexions pour une histoire conceptuelle globale du couple guerre/paix.
    • samedi 17 janvier 2015, Université Paris 8, bâtiment D, salle D 010 :
    journée d’étude "Etudes littéraires en mondialisation"

    10h : René-Marc Pille (Université Paris 8) : Le concept goethéen de Weltliteratur  : origine et contextualisation

    11h : Christian Helmreich (Université Paris 8) : Herder – Goethe – Forster – Schlegel – Humboldt. La notion de Weltliteratur et sa préhistoire à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle allemand

    12h : Hélène Quiniou (Columbia University) : Race et Weltliteratur  : l’alternative "terrestre" des frères Humboldt

    14h30 : Jean-Jacques Lecercle (Université Paris Ouest Nanterre) : Langue mondiale. Littérature mondiale ?

    15h30 : Bernard Mouralis (Université Cergy-Pontoise) : Les littératures africaines : entre romantisme et mondialisation

    16h30 : Dominique Combe (ENS Ulm) : à partir du débat de 2007 autour de la "littérature-monde".

    • vendredi 20 février, 18h-21h : séance bilan et débat : tour de table.
    • vendredi 27 mars, 18h-21h, Reid Hall, salle 314 :Claire Joubert, angliciste (Paris 8) - Global studies et tournants mondiaux.
    • vendredi 17 avril, 18h-21h, Reid Hall, salle de conférence : François Rastier, linguiste (CNRS, INALCO) - Cosmopolitisme, plurilinguisme des écrivains et littérature mondiale.
    • vendredi 12 juin, 18h-21h : Rémy Bazenguissa-Ganga (anthropologue et sociologue, EHESS) et Rada Ivekovic, philosophe et indianiste (philosophe et indianiste, CIPh, TERRA) - Comment dépasser l’épistémologie hégémonique ? A propos du séminaire "Quand le sud global aide à penser et dire le monde commun", qu’ils co-organisent avec Kadya Emmanuelle Tall actuellement au CIPh (cf. présentation en ligne).
    • vendredi 26 juin, 18h-21h, salle de conférence : Laurent Jeanpierre, politiste, (LabTop/Université Paris 8) - Transnationalisme abstrait et transnationalisme concret.
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